Lumière sur : La locomotive 231.G.558

Locomotive Pacific État 231.G.558

Une locomotive dans la rubrique patrimoine ?

Et oui, et elle y a toute sa place, tant pour sa propre histoire que pour tout ce qu'elle raconte du rail, mais aussi pour le lien fort qui l'unie désormais à Sotteville-lès-Rouen, ville cheminote s'il en est. Et puis il ne faut pas oublier qu'elle et son tender*, sont classés aux Monuments Historiques depuis 1984. En ce qui me concerne, après l'avoir vu lors de ses divers sorties ( le départ se fait tout pret de la maison...), je l'ai vraiment découverte  à l'occasion de la nuit des musées 2019, toujours à Sotteville-lès-Rouen, et je suis tombé sous le charme de la belle, tout comme mon fils qui l'a également adoré.Nous avons découvert une machine à la longue histoire, et surtout une mécanique étonnante  et magnifique.   *Tender : wagon placé juste après la locomotive pour l'approvisionner en combustible et en eau.

 

Ou la voir ?

- Lors de journées Portes Ouvertes sur le site de l'association Pacific Vapeur Club à Sotteville-lès-Rouen (Gare SNCF de Sotteville-lès-Rouen, suivre le fléchage Pacific Vapeur Club)

- Plusieurs fois par an, elle effectue également divers trajet pour des trains spéciaux, notamment des aller-retour à Dieppe ou des découvertes du terroir de Caux, ouverts à tous, vous pourrez aussi la découvrir dans des films.

Informations et histoire complète : https://pvcasso.fr

Un peu d'histoire :

Tout commence pour notre belle locomotive en 1922 à Nantes ou elle fut construite par la société Batignolles-Châtillon.

 

Elle fait partie d'une importante série de 284 unités, 231—501 à 783, appelées "PACIFIC ETAT", du nom du réseau éponyme, le 231 lui vient de la configuration des essieux en 2-3-1, soit deux essieux porteurs à l'avant, trois essieux moteurs et un essieu porteur à l'arrière, et le G remplacera les lettres DD dans l'immatriculation au moment de la création de la SNCF en 1938. L'objectif de ces nouvelles machines était d’améliorer la traction des trains voyageurs rapides et express en Normandie et en Bretagne.

 

Elle fut d'abord affectée au dépôt de Thouars et utilisée sur l'axe Paris-Bordeaux par l'état, jusqu'au milieu des années 30, période qui posait un problème a notre 231.G.558 avec l'arrivée de voitures métalliques qui ont obligé le réseau a modifier toutes ses machines rapides pour en augmenter significativement la puissance, c'est à ce moment que notre belle entame sa relation forte avec la Seine-Maritime, en effet, son évolution aura lieu aux ateliers de Sotteville-Quatre Mares d’où elle ressortira forte de près de 2500 chevaux.

 

Dès lors, nous la retrouverons sur la ligne Paris-Cherbourg et parfois sur Rouen, Le Mans ou encore Trouville-Deauville pour les services d'été. En 1965 elle quittera le dépôt de Caen pour celui du Havre et assurera la liaison rapide Paris-Le Havre jusqu'à l’électrification de complète du trajet en 1967 et enfin Nantes-Le Croisic pour un baroud d'honneur de deux étés.

 

En 1969 elle reviendra en Normandie, à Dieppe plus précisément, mais pour servir de chaudière fixe pour le réchauffage du fioul lourd des cars-ferries, une mission indigne de la 231.G.558 qu'elle n'effectuera que quelques mois avant de définitivement s’arrêter. La SNCF tentera de la vendre en 1971 sans succès, et c'est à l'initiative d'un chef de traction du dépôt de Sotteville-lès-Rouen, qu'elle rejoindra cet établissement en 1972 et sera cédée non sans de nombreuses tractations, au Franc symbolique à l'Amicale des Chefs de Traction du Réseau de l'Ouest de la SNCF le 4 novembre 1977. Elle sera ensuite présentée "froide" lors de divers manifestations.

 

Mais cette nouvelle carrière de "pièce de musée" sans vie n'était pas pour la 231.G.558 !

C'est lors d'une exposition organisée sur Sotteville-lès-Rouen à l'occasion du 150è anniversaire des Chemins de Fer de France en 1982, que des cheminots voyant la belle, se disent que ce serait une très bonne idée de lui redonner vie, ils organiseront un sondage auprès des visiteurs pour savoir s'ils seraient prêts à aider financièrement à sa remise en état, ce sera un succès.... et le début de l'aventure du Pacific Vapeur Club, qui sera officiellement fondé en janvier 1983 et composé encore aujourd'hui uniquement de bénévoles, parfois anciens cheminots, parfois simples passionnés, ayant toutes et tous cette folle envie de refaire vivre la 231.G.558 et  d'autres monuments du rail. La machine sera montrée lors de très nombreuses expositions, avec l'objectif de réunir les fonds pour la remettre sur rails. Le succès sera franc et rapide, le Ministère de la Culture la classant même parmi les monuments historiques dès 1984. Le Pacific Vapeur Club commencera l'énorme chantier de révision en Octobre de la même année, il faudra plus de "8000 heures de travail réviser les organes, remplacer ou même refaire à neuf certaines pièces défectueuses".

 

La chaudière sera « retimbrée » par l'APAVE Normandie en 1985 et la locomotive obtiendra l'agrément SNCF en mai 1986, ce qui permettra le premier allumage avec une montée en pression progressive de la chaudière, et essais des différents appareils auxiliaires, puis quelques parcours sur une voie du dépôt de Sotteville-lès-Rouen.

 

Ce mois de juin 1986 sera décisif pour le retour sur les rails de la 231.G.558, elle passera avec succès les voyages d’essais, pour assurer son train inaugural sur le trajet Sotteville-Paris Saint-Lazare le 29. Depuis elle connait une seconde carrière, en tractant des trains spéciaux et en permettant au public de découvrir à la fois une machine incroyable et tout un pan de l'histoire des transports modernes, intimement lié à la Normandie.

Quelques-uns des trains spéciaux assurés par la 231.G.558 :

(Texte Wikipédia)

L'essentiel des circulations sont organisés sur les régions Ouest et Nord de la SNCF.

Parmi les très nombreux trains spéciaux que la 231 G 558 a assuré depuis sa restauration en 1986, certains présentèrent une particularité comme le tour de Paris du 10 avril 1993 avec emprunt de la ligne de Petite Ceinture organisé pour le compte de l'association « Fer Plus », ou le train Sotteville - Mantes - Grande ceinture Nord - Noisy - Longueville - Provins aller et retour du 14 juin 1998, avec le retournement de la Pacific et de son tender séparément sur le pont tournant de 17 m du dépôt de l'AJECTA à Longueville.

 

L'organisation des trajets de certains trains spéciaux peut être particulièrement complexe, comme l'illustrent les itinéraires empruntés lors du week-end de la Pentecôte 2001. Le vendredi 1er juin, la 231 G 558 quitte la gare du Havre avec un train de touristes anglais pour Granville, le 2 juin le voyage se poursuit sur Orléans via Argentan, Le Mans et Saint-Pierre-des-Corps. Puis le 3 juin, c'est en double traction avec la 141 R 840 que ce train ralliera Juvisy via Pithiviers. La 231 G 558 stationnera alors au dépôt de Villeneuve-Saint-Georges, pour assurer le lendemain 4 juin un train à destination du Tréport, avant de rejoindre enfin Sotteville le 5 juin.

 

Un des plus longs parcours sera effectué du 28 mai au 1er juin 2003, à l'occasion d'un train spécial aller de Paris-Est à Strasbourg et retour de Mulhouse à Paris-Est, organisé à la demande d'amateurs anglais.

 

La 231 G 558 a également assuré les saisons estivales 2006 et 2007 du train touristique La Vapeur du Trieux entre Paimpol et Pontrieux.

 

La machine fut immobilisée à la fin de 2009 à la suite d'une avarie survenue sur l'une des fusées du premier essieu moteur (boîte chaude). Après une révision complète de la locomotive qui aura duré cinq années dans l'atelier du Pacific Vapeur Club de Sotteville, avec notamment le « retimbrage » la chaudière effectuée en 2011, la 231 G 558 fut enfin remise en chauffe le 19 septembre 2014, devant l'atelier du Pacific Vapeur Club où elle fit quelques évolutions. Mais il faudra attendre le mois de juillet 2018 pour voir à nouveau la 231 G 558 tracter des trains spéciaux sur le réseau SNCF.

NDLR alternative76.fr : Depuis 2018 elle tracte entre autre, un train spécial vraiment sympathique sur la ligne Sotteville-Dieppe, vous retrouverez toutes les dates sur le site du Pacific Vapeur Club et dans notre agenda Différent/Vie locale.



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