Charabia

Bio, infos, sur Charabia, peintre sur bois, Seine-Maritime, Normandie

Charabia est à la fois une peintre de talent et une femme incroyable qui mérite vraiment sa place dans cette rubrique, je vous propose d'aller à sa rencontre avec une interview/bio, que je vous retranscrit tel quel.  (début 2017)

 

Ton premier contact avec l'art?
Je n’ai pas de souvenir précis en la matière. Mais je dirais que le 1er art qui a eu de l’importance dans ma vie, c’était la musique. On en écoutait beaucoup à la maison. Surtout du rock, du blues…
Plus tard, les arts visuels m’ont rattrapée : cinéma, photo, architecture, design.. et puis, bien sûr, la peinture.

 

Quand as-tu commencé la peinture?
J’ai commencé à peindre il y a environ 10 ans. Je venais de divorcer et la garde alternée de mon fils me laissait bcp de temps libre. J’avais toujours bricolé, retapé des meubles achetés en brocantes, etc, mais là, j’ai voulu tenter autre chose, partir d’une toile vide et voir où elle m’emmènerait. J’avais des émotions à évacuer.
C’était un moyen comme un autre… Bon, je n’avais pas prévu que ça changerait ma vie !


Le moment où tu t'y es mise plus à fond ?
Quand j’ai quitté un boulot alimentaire pour des raisons personnelles. Là, je me suis dit « c’est maintenant ou jamais. Tu as l’occasion de faire ce pour quoi tu es faite. Lances toi ! »

Pourquoi le bois?
Parce qu’un jour j’ai vu un paysage dans une planche... Peindre sur du bois, c’est discuter avec lui, accepter de ne pas faire ce que j’ai décidé mais coopérer. C’est une école d’humilité et une façon de communier avec la nature. Une façon de me relier.


D’où vient ce nom, Charabia?
Pour plusieurs raisons. D’abord parce que j’étais traductrice, dans une autre vie. Mon fils m’entendait parler anglais. Il avait 4 ans quand il m’a demandé pourquoi je parlais « en charabia » ... Et puis j’aime ce mot, dont l’étymologie est incertaine. On l’attribue à la fois à l’arabe et à l’auvergnat… moi qui suis d’origine kabyle et fan du Puys de Dôme, ça me va ! Et enfin parce que ça correspond à ma manière de travailler : je lis dans les lignes du bois (comme dans mes émotions) quelque chose de confus (un charabia, donc) et j’en tire une image parlante.

L'importance de la vie de famille?
Je suis Vanessa-charabia… Mais pas seulement. Je suis également la mère de mon fils, la fille de ma mère, la petite-fille de ma grand-mère, la femme de mon compagnon….. Tout ce petit monde constitue un cocon aimant. J’ai la chance d’avoir une famille tendre et qui me soutient dans mes choix farfelus. Je les en remercie. C’est un réel trésor, tout cet amour. Et puis il y a ma famille de cœur aussi : mes ami(e)s d’ici et d’ailleurs. Ceux que je vois souvent et les plus rares. On se tient chaud quand ça va mal et on se rafraichit de rigolades le reste du temps.

Tes combats sociaux? L'apport de l'art dans ces différents combats ?
Bon, on est en période électorale… Moi qui étais abstentionniste convaincue, j’ai trouvé un programme qui colle à mes aspirations pour notre société. Alors je fais ce que je peux pour tenter d’informer autour de moi. Mon combat, c’est celui du respect : respect des femmes, des minorités, des arbres, de la Terre…. D’ailleurs, depuis un an, je jardine et je fais super attention à la préservation des écosystèmes,

par exemple. Mon art n’est pas militant dans ce qu’il montre/représente, mais dans sa mise en œuvre. Je travaille sur du bois de récupération. Je ne veux pas qu’on abatte des arbres pour moi.


Ce que tu envisages pour la suite au niveau artistique ?
Je ne sais pas trop… J’ai du mal à me projeter dans l’avenir. Je suis plantée dans le présent. D’autant plus que, pour des raisons de santé, je vais devoir subir quelques opérations dans les mois/années qui viennent. Alors, il sera toujours bien temps de se poser ce genre de questions le moment voulu.


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