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Viva Cité, déja 30 ans !

30 ans de bonheur pour tou(te)s

Viva Cité fêtait cette année ses 30 ans ! 30 ans de découvertes artistiques. 30 ans de rêves. 30 ans de partage entre les habitants, les festivaliers et les artistes. 30 ans de scénographies inventives et enfin 30 ans de bonheur pour les adultes comme pour les enfants, tout simplement. Pour l'occasion, nous vous proposons un petit historique de ce qui est bien plus qu'un simple festival, mais bien une façon d'envisager la vie de la commune et le rapport des citoyens aux arts. Bien sur, vous retrouverez avant la fin de la semaine nos articles détaillés sur les coups de cœur de cette trentième édition et pouvez allez faire un tour sur ceux de l'édition 2018 ou 2017.

Un peu d'histoire :

Le festival est né en 1990 ( il s'appelait à l'époque Gare à la Fête, car il se tenait dans les anciens ateliers-dépôts du tramway de Rouen ), sous l'impulsion de mr Pierre Bourguignon, fraichement élu maire de Sotteville-lès-Rouen.  Un festival auquel il était particulièrement attaché, et dont cette trentième édition sera la première à laquelle il ne pourra assister... ( Mr Bourguignon est décédé  le  27 mars 2019 à l'age de 77 ans)... Aussi pour lui rendre hommage et parce que personne n'était  mieux placé pour présenter le festival, nous vous proposons un extrait de la préface de : Un festival sous le regard de ses spectateurs   de Damien Féménias, Pascal Roland et  Betty Lefèvre, édition Presses universitaires de Rouen et du Havre ( lien texte intégral : https://books.openedition.org/purh/10533... ) :
 

" Les principales caractéristiques de cette fête étaient d’être très populaire, de toucher toutes les générations et d’être préparée en amont par tous les habitants. Toute l’année, nos services techniques travaillaient là avec les compagnies et les habitants pour créer les décors, les costumes, les spectacles, et, le jour du festival, deux grandes déambulations mêlant arts de la rue, musique, arts plastiques et mise en scène parcouraient la ville avant d’aboutir à la friche. Ce que nous voulions, c’était proposer aux festivaliers une relation de proximité avec les artistes. Nous voulions mettre la culture dans la rue et à la portée de tous. Et quelle discipline, mieux que les arts de la rue, permet cette rencontre entre les artistes, le public et les artistes, cette appropriation par les habitants de leurs lieux de vie  ? Les arts de la rue ont la vertu de bousculer l’espace public, de l’élargir. Ils ont cette particularité de contribuer à la création d’une mémoire collective et de proposer d’autres manières de voir et de vivre sa ville et c’est bien en cela qu’ils nous intéressent."

Pierre Bourguignon

 

Changeant de nom et de lieu, pour conquérir tout le centre ville, le festival n'a eu de cesse d'innover et d'être source d'interactions entre les citoyens et le monde artistique sous l'impulsion de son directeur jusqu'en 2015 Daniel Andrieu (Direction reprise avec tout autant de brio depuis par Anne Le Goff), et surtout il n'est qu'une petite partie d'un ensemble d'actions et de lieux indispensables  à ces échanges.

 

Tout d'abord le Trianon Transatlantique, son équipe et son directeur jusqu'en 2018 Régis Sénécal, qui propose le "prélude" à Viva Cité, ou les adhérents des différentes associations artistiques de la ville présentent leurs rendus dans des conditions professionnelles.

 

Ensuite viendra la création de l'Atelier 231, en 1997, qui deviendra l'un des plus importants  centres nationaux des arts de la rue, et qui  "a la particularité d’être, en plus d’un lieu de création, de répétition et de résidence, un lieu d’accueil du public.".

Un lieu créé sur une ancienne friche industrielle et réhabilité par les architectes Laurent Israel et Bernard Grimaud. L'Atelier 231 deviendra le symbole d'une certaine idée du vivre ensemble, du partage et de la relation citoyenne avec les arts voulu par Pierre Bourguignon, son équipe et les habitants de sotteville.  Cette  politique sera bien sur poursuivie par le maire actuel, madame Luce Pane, les équipes de la ville, de l'Atelier 231 et notamment par Les Plastiqueurs, collectif d'artistes et techniciens du spectacle vivant, qui sont réunis autour de l'idée de partage de l'art, "le faire descendre l'art dans la rue, ainsi le rendre accessible au plus grand nombre."

 

Autre événement lié au festival : Les mardis Viva Cité, qui permettent aux habitants de profiter quatre fois par ans de mardis artistiques et qui sont une preuve de plus que Viva Cité est bien plus qu'un festival réunissant des centaines de milliers de personnes chaque année. C'est avant tout un état d'esprit de partage et de découverte dont il convient de prendre soin et de ne pas oublier les objectifs, car cette année encore quel bonheur de pouvoir prendre le temps d'échanger avec des artistes, de rencontrer des gens des quatre coins du globe, de découvrir des spectacles incroyables dans des genres vers lesquels nous n’irions pas forcément en d'autre circonstances.

 

C'est aussi un formidable lien entre tous les acteurs de la vie de la ville, on croisera les animateurs de la Maison Pour Tous à l'espace Jeux, le personnel de la Mairie et plus globalement de la ville  est lui aussi de la partie, mobilisé et motivé, on verra d'un autre œil la Police Municipale, les bénévoles de la Protection Civile et toutes celles et ceux engagés dans cette aventure.

 

Rappelons également que le festival est aussi l'occasion pour de nombreuses associations locales de financer leurs budgets annuels grâce aux divers stands de restaurations (SSCC76, Plastiqueurs...), stands parfois aussi tenus par des artisans et commerçants qui vont dans le sens du Bien Manger et du Manger Local (Ma Gamelle est vide, Rythm'n'Food... ).

 

Vous l'aurez compris nous aimons ce festival, mais on ne peut se quitter sans oublier de rappeler encore une fois le coté participatif très prononcé, et donc rendre un dernier hommage, cette fois-ci aux habitants de Sotteville, enfants comme adultes, qui sont partie intégrantes de très nombreux spectacles et sont investis tout au long de l'année pour les préparer, mais aussi pour aider les Plastiqueurs à la réalisation de la scénographie.

Et quelques photos:

2012

2016

2017

2018

2019

Des livres pour en découvrir plus :

- Un festival sous le regard de ses spectateurs   de Damien Féménias, Pascal Roland et  Betty Lefèvre, édition Presses universitaires de Rouen et du Havre ( lien texte intégral : https://books.openedition.org/purh/10533... ), 2008

 

Sotteville la place publique de Daniel Andrieu et en co-auteurs : Régis Sénécal, Meftah Lissiri, Benoît Eliot et Sylvain Marchand, éditions Octopus.


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