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A dieppe on fait tout pour que le handicap n'en soit pas un !

Il est souvent difficile pour les jeunes autistes et leurs familles de gérer le quotidien, l'école, les loisirs etc.. faute simplement de personnel suffisant et formé. Voila pourquoi ces deux initiatives nous semblent autant salutaires qu'indispensables, et surtout doivent avoir aussi vocation à donner des idées à d'autres et montrer que c'est possible. Montrer que le "handicap" n'en ai pas forcément un et que l'on peut vivre et non seulement survivre.

Une classe dédiée aux jeunes autistes

  C'est à l'école Louis-de-Broglie qu'a été créée la première unité d'enseignement en milieu  ordinaire pour jeunes autistes de Seine-Maritime, et si ce n'est que la cinquième de France, gageons que les choses avances et que la réussite incitera d'autres communes dans le cadre du plan Autisme 2018-2022 puisque ce ne sont pas moins de 45 classes du genre qui doivent êtres misent en place.

 

  Le principe de ces classes ? L'inclusion des élèves dans la vie de l'école, et surement pas leur mise à l'écart, et pour se faire, des groupes de dix enfants maximum qui bénéficient de deux grands espaces, avec l'idée qu'ils puissent intégrer le plus souvent les classes "classiques" de leur tranche d'age.

Voila ce qu'a déclarée Rachel Mangeot, directrice des établissements 76 de la fédération Apajh (Association pour adultes et jeunes handicapés au Parisien : . « Il faut être clair. C’est un dispositif d’inclusion, pas une classe à part », . « Chaque enfant est inscrit dans la classe de son âge. A terme, l’objectif est qu’il puisse y aller aussi souvent que possible. ».

 

  Évidement dans un premier temps les échanges se font surtout sur le temps du midi et des récréations, en douceur, pour la simple et bonne raison que pour beaucoup de ces enfants aux troubles autistiques étaient peu scolarisés avant la mise en place de ces classes. Il faut donc leur laisser le temps de prendre leurs marques, de découvrir les joies de l'école et de la vie en collectivité. Tout est basé sur le plaisir, seul solution pour que chacun trouve sa place, à son rythme.  Et si bien sur le bénéfice le plus important est pour l'élève concerné, les bienfaits sont aussi pour les familles, qui peuvent gérer beaucoup plus facilement le quotidien qu'avec un établissement spécialisé souvent loin, et dont il faut attendre parfois des années pour obtenir une place, mais en attendant ...

Bénéficie il y a aussi pour les autres élèves, qui confrontés à une certaine "différence" ne peuvent qu'en sortir enrichis et plus tolérants. Une bien belle initiative à saluer et à propager.


Un club de natation pour toutes les personnes en situation de handicap

 De plus en plus de clubs sportifs proposent des sections ouvertes aux autistes et personnes en situation de handicap, mais un domaine manquait cruellement dans le secteur : la natation, surtout lorsque l'on sait les bienfaits de cette pratique pour le corps, mais aussi pour la confiance en soi.

 

Et bien le manque est enfin comblé, grâce à une super maman Christelle Defoort, dont le fils de 17 ans, autiste est un grand passionné et pratiquant de sport.  Tout a commencé par hasard comme elle le relate aux Informations Dieppoises : « Un jour, nous étions à Ludibulle avec Michel Eude qui fait beaucoup de choses sur la région dieppoise pour le sport adapté. Le temps de sortir des vestiaires avec Mehdi que Michel avait rencontré M. Cuffel, le directeur du complexe aquatique, et lui avait expliqué l’envie de mon fils. Ce dernier a aussitôt adhéré au projet qui était alors réellement bien lancé ». S'en ai suivi une prise de contact et le soutien de la de la FFSA (fédération française du sport adapté), et l'aventure était lancée ! L'idée est de proposer des cours en petit commité ( maximum cinq élèves), ce qui permet un calme nécessaire à nos amis, et sans limite d'age. Un seul impératif logique pour un club de natation : Savoir déjà un minimum nager.

 

Pour le moment (les cinq premières semaines) l'ensemble des couts des cours est pris en charge par la FFSA, et les familles n'auront qu'a assumer le prix de la licence. Mais après ces cinq semaines, l'idée de la maman est de pouvoir proposer un tarif vraiment raisonnable de manière à ce que le budget ne soit pas un frein à l’épanouissement de nos amis. Souhaitons une grande réussite à ce projet et n'hésitez pas à prendre contact  avec  Christelle Defoort que vous souhaitiez l'aider dans le projet, ou que vous ayez un proche en situation de handicap désirant pratiquer la natation, au 06 33 16 76 63.


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