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Danger pour les 280 familles du Flandres à Sotteville-lès-Rouen M.A.J. le 09 11 18

Danger pour les habitants du "Flandres" à Sotteville-lès-Rouen

Suite à l'article fait le 23 octobre sur l'état des balcons du Flandres, grande barre HLM au cœur de Sotteville-lès-Rouen, plusieurs locataires m'ont contacté, et pas uniquement pour les balcons, d'autres soucis tous aussi graves et anciens font courir de nombreux risques aux 280 familles habitant dans cet ensemble immobilier appartenant à ICF Habitat. Certains m'ont parlé des dalles en amiantes dans les logements, d'autres des sorties de secours condamnées, certains aussi des façades et isolations extérieurs en piteux état. Je me devais donc d'y retourner et voir tout cela de plus prêt, pour pouvoir relayer efficacement les craintes des locataires. alternative76.fr et les locataires en appel au bailleur ICF Habitat à prendre ses responsabilités très rapidement, et à la ville à prendre conscience du danger pour ses citoyens et agir de quelque manière que ce soit pour que les choses avances. 

Les balcons, un danger connu depuis 2013 par le bailleur !

Lors de ma nouvelle visite sur site, plusieurs locataires m'ont expliqué qu'en 2013, pour éviter que des morceaux de bétons ne tombent, le bailleur à fait enlever les parties dangereuses. Le problème est que jamais il n'y a eu de travaux pour renforcer et mettre à niveau ces balcons ensuite, du coup les barres d'aciers ont subies la corrosion, la perméabilité du béton restant en à prit un coup, et sans intervention de sécurité depuis cette période les problèmes se sont aggravés. A tout cela il faut ajouter les problèmes des rambardes vétustes (voir 4ème et 5ème photos ci-dessous) dont la corrosion la aussi provoque de sérieux dégâts et dont les barreaux se détachent, laissant la place à un enfant de passer au travers… 

 

M.A.J. à 23h40 le 29/10/18 : 

Un  spécialiste s'alarme

A la vue de ces photos et de celles de l'article précédent un Technicien Spécialisé en Génie Civil en mission sur un cas du même genre chez un autre bailleur sur le département, nous a alerté sur les réseaux sociaux, voici ses propos : " je suis en mission en ce moment sur les contrôles de balcons de ***** suite à la chute de l’un d’eux sur **** et je suis loin d’un tel constat visuel ! C’est tout simplement de la folie ! En plus d’être complètement corrodé, les aciers semblent être en parties basses des balcons... Si des locataires sont présents ici, qu’ils ne mettent pas les pieds sur leur balcon …"

 

M.A.J. 12h00 le 09/11/18 : 

Retour sur site avec France 3 et réponse du bailleur

Suite à l'alerte initialement lancée par Alain Jobert aux différents médias, France 3 à répondu présent et nous avons organisé une venue conjointe alternative76.fr/France 3 et notre ami lanceur d’alerte, ce jeudi 08 novembre dans la mâtiné, l'occasion de rencontrer d'autres locataires qui ont acceptés de témoigner et d'ouvrir les portes de leurs logements. Bien sur l’inquiétude est grande chez eux aussi, certains ne laissant plus leurs enfants aller sur les balcons, d'autres ont fait le choix radical de ne plus accueillir leurs petits enfants, en cause : les balcons, mais aussi des dalles d'amiante non recouvertes et s’effritant... Bref, plus nous enquêtons, plus les problèmes s'accumulent !

 

Ayant travaillé par le passé pour ce bailleur en tant que gardien, je n'ai pas souhaiter les interviewer, par soucis d'étique et de neutralité, j'ai laissé à  l’équipe de France 3  le soin de le faire, ce qu'ils ont fait avec le brio des journalistes locaux pugnaces et efficaces, car dans un premier temps la responsable de secteur refusera de lui répondre, la renvoyant vers le siège parisien sur un ton très sec et partira en voiture "comme une furie" dixit les habitants témoins de la scène. Mais dans un second temps et en usant de diplomatie notre confrère de France 3 réussira à rencontrer un responsable.... dont je vous laisse juge du cynisme dans la vidéo du reportage ci-dessous. Espérons que cette médiatisation du problème, ainsi que les courriers envoyés par des habitants à la mairie puissent avoir l'effet d'une prise de conscience avant un drame. Car pour le moment, la ville se dit concernée et suivre le dossier de prêt,  le bailleur lui estime que les balcons ne représentent pas un danger immédiat, et que des travaux aurons lieux en 2019, mais il élude tous les autres problèmes, comme l'amiante fortement présent et dont les plaques se dégradent, les sorties de secours condamnées sur deux bâtiments, les réseaux électriques à plombs et donc pas aux normes, qui n’arrêtent pas de sauter depuis la pause des linkys.....

On peut donc dire en tout cas que le bailleur comme la ville sont maintenant en possessions de toutes les informations, et ont les cartes en main pour agir, espérons encore une fois, que ce soit avant un drame...

bien sur alternative76.fr est solidaire des locataires, et ne lâchera pas le dossier, toutes les photos et infos des articles en lien avec le sujet sont utilisables par les parties ainsi  que les médias souhaitant relayer l'information

Façades et isolation extérieure aux abois.

De larges fissures apparaissent sur les façades, allant jusqu'à faire sortir les briques, ce qui en plus du risque de chute, laisse des pans entiers d'isolants se détériorer… On notera aussi que ces structures extérieures ont une forte tendance à s'affaisser au dessus des fenêtres, avec la aussi des risques évidents pour les habitants. 

Des logements bourrés d'amiante !

Comme dans de nombreux logements anciens, l'amiante à été utilisé pour les plaques au sol. Vous verrez avec l'extrait d'un texte issu de site du Ministère de la transition écologique et solidaire, que si lors de l'utilisation lambda et sans dégradation , les risques pour la santé sont faibles, à l'inverse lorsque des travaux sont effectués ou lorsque les dalles sont abimés les risques sont très importants. Et ici c'est bien le cas,  car en plus de 40 ans les travaux faits par le bailleur ont été nombreux dans les logements, sans compter les linos ou autres sols posés dessus qui sont très mal fixés. Les bébés notamment sont exposés constamment à la dispersion des fibres de ces dalles… Et quand on connait les normes de sécurités  légitimes, pour les entreprises qui manipulent ce genre de matériaux, et que l'on imagine le bébé posant ces mains dessus, puis mettant ses doigts à la bouche… 

 

Extrait du texte du Ministère de la transition écologique et solidaire : 

 https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/lutte-contre-lamiante

L'amiante, matériau naturel fibreux, a été largement utilisé dans de nombreux secteurs d'activités et plus particulièrement dans le bâtiment pour ses propriétés en matière d’isolation thermique et phonique, de résistance mécanique et surtout de protection incendie. L’amiante a été intégré dans la composition de nombreux matériaux et produits de construction. Pour autant, c’est un produit dangereux et reconnu comme cancérigène. Son utilisation est désormais interdite, mais elle est encore présente dans de nombreux bâtiments. Il existe des règles pour l’éliminer et pour réduire l’exposition des personnes qui manipulent cette matière en cas de travaux de rénovation.

  

Exposition à l'amiante :

Effets sur la santé

Les fibres d’amiante sont constituées de filaments très fins et très fragiles. Inhalées, elles se déposent dans les poumons et provoquent des maladies dont certaines, très graves, sont des cancers. Ces maladies se

déclarent jusqu’à 30 ou 40 ans après une exposition, souvent professionnelle, aux poussières d’amiante.

Toutes les variétés d’amiante sont classées comme substances cancérogènes avérées pour l’homme par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC).

 

Risques d’exposition

Les risques d’exposition surviennent lors de la libération de fibres d’amiante en cas d’usure ou lors d’interventions mettant en cause l’intégrité de ces matériaux et produits (perçage, ponçage, découpe...).

On distingue par exemple :

  • les matériaux comme les flocages, les calorifugeages et certains types de faux-plafonds, pouvant libérer des fibres d’amiante du seul fait de leur vieillissement. Ces matériaux composent la liste A de matériaux définis dans l’annexe 13.9 du décret du 3 juin 2011 ;
  • les matériaux tels que les plaques d’amiante-ciment, les dalles de sol en vinyle amiante ou les conduits de vide ordures, dans lesquels l’amiante est lié à une matrice solide, pour lesquels le risque de dispersion des fibres intervient notamment à l’occasion de travaux.

Des sorties de secours condamnées depuis des années...

Autre problème majeur sur le site : deux cages d'escaliers (soit plus de 40 logements familiaux.. )sont privées depuis des années de leurs issues de secours, en dépit de toute logique concernant la sécurité des habitants, car ceux-ci n'ont plus pour s'échapper en cas d'incendie ou autre sinistre, que l'accès avant des bâtiments, qui est une porte simple, ne pouvant laisser passer qu'une personne à la fois, sans compter les problèmes pour les pompiers, compte tenue de la longueur du bâtiment, 


s'il faut que matériel et hommes fassent le tour systématiquement, que de temps perdus, et dans ce cas potentiellement de vie…  Et devinez les motifs pour avoir condamnés ces accès : Des raisons sois disant de sécurité justement.. pour empêcher les jeunes de "squatter" dans les halls, et empêcher les passages et fuites de "dealers", voila ce qui a été dit aux locataires. Notez quand même la réponse "sociale" du bailleur, qui plutôt que d'essayer d'améliorer le sort des habitants des immeubles, ce qui de fait ferait baisser les trafics et squattent, préfère fermer et ensuite faire la sourde oreille… 


N'hésitez pas à partager cet article, le relayer, ainsi que le précédent sur le sujet : balcons-dangereux-bailleurs-inconscients. N'hésitez pas non plus à nous signaler ce genre de soucis, ou tout autre problème collectif sur la Seine-Maritime, pour cela, un mail à willy@alternative76.fr avec des photos et informations précises, nous ferons notre maximum. 


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