· 

Une rentrée sociale chargée

Une rentrée sociale chargée

Pourquoi ?

Le mois de septembre, et surtout sa période après la rentrée scolaire est souvent le cadre de nombreux mouvements sociaux, pour une raison très simple : de nombreuses lois et réformes passent durant la période estivale, il convient donc de se mobiliser au plus tôt, dès que la population est rentrée de congés biens mérités et durement acquis. 2018 ne déroge pas à la règle et ce sont toutes les composantes de la société qui sont concernées : des étudiants aux retraités, en passant par la fonction publique et le privé, un mois intense, dont il convient de comprendre les véritables raisons de la colère secteur par secteur et sans le parti pris de certains "grands médias", qui ne souhaitent qu'une chose, diviser les citoyens. Nous, nous vous proposons plutôt la parole des gens concernés, des grévistes, des mobilisé(e)s... tel que dans notre agenda des mouvements sociaux :

Toutes les actions en cours ou prévues :

C'est la grève dans les lycées agricoles jusqu'au 14 septembre

Qui ?

 

Les syndicats CGT, FSU et SUD appellent les personnels travaillant dans les lycées agricoles de nombreux départements (dont la Seine-Maritime) à faire grève du lundi 3 septembre au vendredi 14 septembre 2018.

 

 

 

Pourquoi ?

 

 Article France Bleu :

 

Les syndicats dénoncent le manque de moyens humains et financiers pour faire fonctionner correctement les établissements. Pour l'instant, le ministère de l'agriculture fait la sourde oreille à leurs revendications. "Sans réponse satisfaisante, ce sera la grève" avertissent les deux organisations syndicales qui s'expliquent sur ce

 

mouvement dans un communiqué mis en ligne sur les réseaux sociaux : "Faute de réponses satisfaisantes du Ministre de l’Agriculture avant l’été, 17 régions sur 18 ont répondu favorablement à l’appel de l’Intersyndicale

 

en déposant un préavis de grève pour la période de la rentrée du 3 au 14 septembre 2018 dans la continuité des actions engagées durant la période des examens en juin et juillet derniers. Faute de retour du ministre et de son administration d’ici la pré-rentrée, c’est dans le cadre d’assemblées générales que les personnels des établissements détermineront, durant la durée du préavis, les modalités d’actions qu’ils mettront en œuvre pour faire aboutir leurs revendications tant sur les contre-réformes en cours (celle de l’apprentissage en

 

particulier) que sur le plan budgétaire".

 

 

 

Les perturbations :

 

 Les syndicats laissent les agents de chaque établissement définir les modalités d'actions.

(Renseignez vous auprès de votre établissement) 


Pour les agents territoriaux ce sera  le jeudi 13 septembre

Qui ?

 

La Fédération CGT des Services publics dépose un préavis de grève de 0 à 24 h pour l’ensemble des agents de la Fonction publique territoriale et les salariés relevant de la partie privée de notre champ fédéral (entreprises de l’eau et de l’assainissement, thanatologie, secteur privé du logement social) pour le jeudi 13 septembre 2018.

 

 

 

Pourquoi ?

 

Texte du préavis de grève de la CGT adressé à M. Gérald Darmanin, M. Olivier Dussopt et  Mme Muriel Pénicaud pour comprendre : 

 

 

 

Madame et Messieurs les Ministres,

 

 

 

Dans le cadre des mobilisations du printemps, les agents de la fonction publique ont, avec leur organisation syndicale, initié de nombreuses luttes pour exprimer leur opposition aux projets de réforme. Ils revendiquent notamment : une augmentation significative du point d’indice, l’abrogation du jour de carence, des créations d’emplois statutaires et la titularisation de tous les contractuels.

 

 

 

Le 25 mai dernier, deux agents du syndicat de la ville de Paris ont participé à une action menée et assumée collectivement.

 

 

 

Suite à cette action, ils font l’objet de procédures disciplinaire aux conséquences potentiellement lourdes. En effet, leur révocation est envisagée.

 

 

 

Dans la Fonction publique territoriale, une révocation suite à une action syndicale serait une situation inédite depuis plusieurs décennies.

 

 

 

Nous affirmons notre solidarité avec ces deux travailleurs en lutte.

 

 

 

Aussi, pour permettre aux personnels des collectivités d’engager les actions qu’ils jugeront nécessaires de prendre ce jour-là, la Fédération CGT des Services publics dépose un préavis de grève de 0 à 24 h pour l’ensemble des agents de la Fonction publique territoriale et les salariés relevant de la partie privée de notre champ fédéral (entreprises de l’eau et de l’assainissement, thanatologie, secteur privé du logement social) pour le jeudi 13 septembre 2018.

 

 

 

Avec les personnels qui décideront la grève, notre organisation portera notamment les revendications suivantes, tant sur le plan national que local :
• Le respect plein et entier des libertés syndicales ;
• Une loi d’amnistie concernant les condamnations pénales, les sanctions disciplinaires et l’arrêt des poursuites en cours, en relation avec les mouvements sociaux et l’activité syndicale et revendicative, survenus après le 17 mai 2002, date d’effet de la dernière loi d’amnistie ;
• Un droit d’enquête des représentants des personnels sur les entraves aux droits syndicaux et la mise en place d’indicateurs pour repérer à tout moment les discriminations ;
• L’ouverture de négociations sur les revendications portées par les organisations syndicales de la Fonction publique.

 

 

 

 

 

Nous vous adressons, Madame et Messieurs les Ministres, nos sincères salutations.

 

 

 

Pour la Fédération CGT des Services publics,

 


Natacha POMMET
Secrétaire fédérale

 

 

 

Les perturbations :

 

A voir localement auprès des services concernés, en fonction de la mobilisation. 


A la SNCF une mobilisation aura lieu le 18 septembre

Qui ?

 

A l'appel de la CGT et de SUD Rail, les agents SNCF sont appelés à se mobiliser le 18 septembre 2018 contre la réforme du rail.  (MAJ du 10/09/18 SUD se désengage de cette journée)

 

 

 

Pourquoi ? 

 

La commission mixte paritaire doit fixer une convention collective nationale (CCN) pour les nouvelles embauches fixées par la réforme ferroviaire à partir de 2020, et ce le 18 septembre, d'où a mobilisation des syndicats. En fonction des résultats de la commission d'autres journées seront à prévoir, avec sans doute des préavis de grève.

 

 

 

Les perturbations : 

 

Pour le moment, les mobilisations prévues, sont des rassemblements, n'engendrant pas de perturbation du trafic 


Un appel à été lancé contre la casse des retraites

Appel de l'UD-CGT 76 :

"La retraite par points, c'est la fin du montant de pension garanti"

 

C'est l'Union Européenne qui dicte les réformes des retraites en Europe.

 

Toujours au nom de l'austérité, de la "stabilité budgétaire" et de la réduction du déficit ...

 

Et c'est Macron et ses fervents soutiens d'En Marche, enfants des classes moyennes supérieures éduqués pour servir la mondialisation capitaliste, qui les promeuvent et mettent en application avec enthousiasme.

 

Toujours moins pour les salariés, toujours moins pour les retraités, et les chômeurs stigmatisés.

 

Mais toujours plus pour les multinationales et les banques. AC.

 

  

 

NON À LA RETRAITE PAR POINTS

 

Publié le 22 août 2018 par ud76Fin

 

 

 

 2017, le Président des riches (Macron) a nommé un « Haut-Commissaire à la Réforme des Retraites » : Monsieur Delevoye. Celui-ci travaille sur un projet de loi pour 2019 qui supprimerait les régimes actuels de retraite et les remplacerait par un « Système universel par points »

 

 

 

Actuellement le montant de la retraite est prévisible et garanti. Il est accroché solidement aux salaires.

 

Le salarié peut s’adresser à la CARSAT ou à son régime particulier, pour connaitre quel sera le montant définitif de sa retraite de base. Il s’agit d’une retraite à prestations définies.

 

Le montant de cette retraite, selon la durée validée, est calculé en partant du salaire perçu (la moyenne des 25 meilleures années pour le régime général, l’indice des 6 derniers mois pour la Fonction publique…).

 

 

 

La retraite par POINTS, c’est la fin du montant de pension garanti.

 

Avec la bascule vers un système par points, la seule certitude sera le niveau de cotisation pour acquérir des points. Le montant de la pension, lui, ne sera connu qu’au moment du départ en retraite, en découvrant la

 

valeur en cours des points, selon les données économiques et démographiques du moment.

 

Le salarié pourra partir en retraite avec une pension amputée ou être contraint à partir plus tard.

 

 

 

Quand Macron parle « égalité », les riches peuvent dormir tranquilles.

 

Toutes les réformes des retraites, depuis 25 ans, ont retiré des droits aux

 

salariés, du public et du privé, ont allongé les durées de cotisations nécessaires, ont baissé les pensions, ont obligé les salariés à retarder leur âge de départ : les mesures Balladur de 1993 qui ont frappé les

 

salariés du privé, la réforme de 2003 qui a fait sauter les 37,5 annuités, la réforme de 2010 qui a repoussé l’âge de départ… etc.

 

Chaque fois le gouvernement a parlé « égalité » pour retirer des droits.

 

Chaque recul pour les salariés du privé a été suivi de reculs pour les

 

salariés du public, et vice versa.

 

Avec la retraite par points, tous les salariés, tous les pensionnés seraient perdants .

 

C’est pourquoi, l’Union départementale CGT de Seine Maritime, a affirmé dans son Congrès de juin que l’heure est à préparer la mobilisation pour défendre nos régimes de retraite et dire nettement :

 

 

 

NON au projet Delevoye-Macron de retraite par POINTS !

 

NON à la baisse généralisée des pensions.

 

Maintien de tous les régimes de retraite, dont les régimes particuliers et le Code des pensions civiles et militaires.

 

 

 

Il faut bloquer ce projet destructeur

 


La journée nationale et générale aura lieu le 09 octobre

Qui ? 

 

Les syndicats de salariés CGT et FO, ainsi que les organisations Unef et UNL, appellent les travailleurs, les étudiants et les lycéens à une journée de grève interprofessionnelle (générale) et nationale

 

 

 

Pourquoi ? 

 

Journée d’action contre "l’explosion des inégalités et la casse des droits collectifs"

 

Texte d'appel de la CGT : 

 

Pour les organisations syndicales de salariés, d’étudiants et de lycéens – la CGT, FO, Solidaires, UNEF et UNL- réunies le 30 août 2018, un constat s’impose et se renforce, celui d’une politique idéologique visant à la destruction de notre modèle social, favorisant notamment l’explosion des inégalités et la casse des droits collectifs.

 

Cette politique, ainsi que les mesures encore récemment annoncées par le gouvernement, relèvent d’une logique d’individualisation mettant à mal la solidarité et la justice sociale, valeurs essentielles de la cohésion sociale, et fragilisant une fois de plus les plus faibles, les précaires et les plus démunis.

 

Qu’il s’agisse :

 

des risques qui pèsent sur les droits des salariés-es et demandeurs d’emploi en matière d’assurance chômage ; de la remise en cause du droit à l’avenir des jeunes par l’instauration d’une sélection à l’entrée de l’enseignement supérieur et par le gaspillage que constitue le service national universel ;

 

des atteintes au service public, en particulier CAP 22 ;

 

des destructions d’emplois au travers de la désindustrialisation ;

 

des attaques portées à notre système de santé ;

 

de la destruction de notre système de retraites ;

 

du gel des prestations sociales.

 

 

 

Les organisations signataires appellent le gouvernement à entendre les attentes sociales multiples qui s’expriment dans le public et le privé, par les actifs, les jeunes, les demandeurs d’emploi et les retraités-es,

 

et qu’il ne soit plus uniquement guidé par l’obsessionnelle diminution de la dépense publique. Au moment où est annoncée une fois encore l’explosion des dividendes en France et dans le monde, il est temps de mener une politique de partage des richesses pour augmenter les salaires, les pensions et les minima sociaux.

 

Face à cette situation et à des décisions régressives qui s’opposent aux demandes légitimes des travailleurs et de la jeunesse, l’heure est à la défense des fondements de notre modèle social et à la conquête de

 

nouveaux droits.

 

C’est pourquoi, les organisations signataires décident de faire du 9 octobre prochain une première journée de mobilisation et de grève interprofessionnelle, étudiante et lycéenne.

 

Concernant la date de la journée de mobilisation et de grève interprofessionnelle, l’Union syndicale Solidaires la validera lors de son instance nationale la semaine prochaine.

 

Les organisations signataires invitent les autres organisations syndicales et de jeunesse à s’y associer largement et à s’inscrire dans un processus de mobilisation.

 

 

 

Les perturbations :

 

De nombreuses perturbations sont à prévoir, compte tenu du nombre de secteurs mobilisés et des manifestations prévues. Voici les secteurs touchés : 

 

Transport

 

Transport public urbain, Taxi, SNCF – train, Aérien, Maritime

 

Education

 

Crèche, Ecole maternelle, Ecole primaire, Collège, Lycée, Université

 

Service public

 

Bibliothèque – médiathèque, Energie, Justice et police, La Poste, Pôle Emploi, Pompiers, Ramassage des ordures, Santé et social, Culture, Spectacle

 

Secteur privé

 

Banque, BTP, Commerce / mode, Hôtellerie / restauration, Industrie, Médias, Transport 


Écrire commentaire

Commentaires: 0