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Le Robec, 1ere partie: Un autre Rouen

Début de la balade par l'angle de la rue de l'Abreuvoir et de la rue des Petites Eaux de Robec (derrière le CHU)

Un petit paradis à cinq minutes du centre ville

Le Robec... une petite rivière qui mérite toute notre attention, que ce soit dans sa partie citadine ou l'on découvre des commerces et restaurants alternatifs, des expos et pleins d'autres belles choses (ce sera l'objet d'un second article très bientôt!), mais aussi dans sa partie plus "naturelle", que nous allons explorer ici, et qui est devenue pour moi un lieu traditionnel de balades en famille.

 

Nous débutons donc cette balade à l'angle de la rue de l'Abreuvoir et de la rue des Petites Eaux de Robec. C'est tout de suite le dépaysement entre de charmantes maisons et une nature qui reprend ses droits, une véritable bouffée d'oxygène, idéale à pied comme à vélo d'ailleurs. (images au dessus de l'article)

Au fait pourquoi Robec? voici l'explication wikipédia du nom: 

Le nom du ruisseau (hydronyme) est attesté au Moyen Âge sous les formes Rodobech vers 1020 et Rodhebec en 10243 et présente une homonymie avec Rødbæk au Danemark.

Il est issu du norrois rauðr bekkr « rouge ruisseau ».


Rouen? Oui mais on change de décor !

Dès le début de la promenade le rapport différent à la nature se fait sentir, la verdure est plus que présente, les saules pleureurs font office de cocon, et sur notre droite on peut voir l'un des plus merveilleux jardin partagé qu'il m'ai été donné de voir en ville.

Autre aspect marquant les anciennes teintureries, usines, fours à pain, et les vieux moulins, longent le parcours, comme pour nous donner un cours d'histoire vraiment intéressant. Important aussi de noter que pour la plupart, ces lieux sont réutilisés pour de "nobles" causes, ici ce sont les restos du cœurs qui utilisent les locaux, plus loin une auberge de jeunesse, une école d'architecture etc...  


Street-Art et ancienne Teinturerie Auvray

Après un passage sous un petit tunnel, bien urbain lui, et dont les artistes graffeurs se sont emparés pour notre plus grand bonheur, donnant couleurs et vie à cet endroit qui en avait bien besoin, on retrouve la nature, et des lieux de patrimoine, à commencer par l'ancienne teinturerie Auvray qui est actuellement une auberge de jeunesse et dont voici l'histoire:

Les bâtiments ont été construits entre 1784 et 1787 par Jean-Baptiste Auvray, maître-teinturier qui l'a exploité jusqu'en 1825. La teinturerie

située au bord de la rivière du Robec était divisée en trois niveaux avec des salles de lavage, mordançage, teinture et séchage. Au cours des XIXe et XXe siècles, le bâtiment a servi d'établissement d'enseignement, de logements résidentiels et de restaurant. Maintes fois vandalisé, l'édifice au cours des années s'est dégradé de manière conséquente. La grande maison de maître toute en briques rouges (voir photo) située sur la route de Darnétal possède cinq niveaux. Le bâtiment d'exploitation et la maison de maître sont inscrits au titre des monuments historiques en 20011. Longtemps inoccupée, la teinturerie a fait l'objet depuis 2006 d'un important projet immobilier et foncier de réhabilitation financé par la commune et le département pour y implanter une nouvelle auberge de jeunesse.

(source Wikipédia)


Autour du moulin des Dames de Saint-Amand

Poursuivons notre marche avec cette nature de plus en plus présente à chaque pas... avant de découvrir le moulin des Dames de Saint-Amand qui tient son nom de l'abbaye des bénédictines de Saint-Amand fondée en 1030. Ce monastère était jadis situé non loin de l'abbaye de Saint-Ouen, où il en subsiste d'ailleurs quelques éléments. Sous l'Ancien Régime, seuls la ville de Rouen, le clergé et la noblesse avaient le droit de moudre le blé et ce moulin faisait fonctionner plusieurs meules. Au milieu du XIXe siècle, l'établissement, devenu privé, est rebâti en brique sombre sur le modèle anglais. Il fait faillite à la fin du même siècle et va être converti en fabrique textile. La force hydraulique entraîne une quarantaine de machines à coudre. Puis, avec l'abandon de ce mode d'énergie, la bâtisse va continuer d'être utilisée par l'industrie textile jusque dans les années 1980. (source Wikipédia) 


Petite pause farniente

Après avoir longé encore un peu le Robec, puis traversé une voie "moderne", on se retrouve sur une grande esplanade idéal pour les pic-nic en famille, voir des moments de bronzette ou de lecture au calme, seul point noir du site, et pas des moindres, les déchets!!! Trop nombreux sont les marcheurs qui ignorent les poubelles, pourtant nombreuses autour du site, lors de notre pause déjeuner j'ai du faire un quart d'heure de ramassage avec le fiston! (lors de passages plus récents les choses allaient mieux, ouf!) Sinon très sympa des enfants se baignaient des familles se retrouvaient, un lieu de détente idéal.


Moulin de la Pannevert et four à pain...

Au bout de cette esplanade on découvre le moulin de la Pannevert, le plus ancien des 18 du parcours du Robec, qui comme beaucoup d'autres a changé souvent de destination, situé au carrefour du Cat Rouge (pour carrouge « carrefour » en ancien français, cf. Carrouges), dont les origines remonteraient au XIIe siècle, un document le mentionne effectivement en 1199, l'année même du décès de Richard Cœur de Lion, duc de Normandie. Il actionnait selon leur destination, des meules à grains, des broyeurs d'écorces (pour le tannage), des machines à coudre. En face se situe un four à pain traditionnel, caractéristique de la technique de construction à colombage employée en Haute-Normandie. Il est encore utilisé aujourd'hui par une association pour la sauvegarde du patrimoine qui y cuit du pain une fois par semaine.

(source Wikipédia et blog-de-daniel)


Le Moulin Saint-Gilles, lieu vivant du patrimoine

Après le Moulin de la Pannevert, passage obligé sous la N27, puis découverte du Moulin Saint-Giles et du musée vivant du travail, des hommes et des techniques qui occupe agréablement les lieux, l'Expotec 103.

Situé entre les Vallées du Robec et de l'Aubette, Expotec 103 est un lieu qui regroupe de nombreuses merveilles de l'Histoire du Travail des Hommes et des Techniques en mouvement: roue à aubes, machines à vapeur, forge et son marteau pilon, atelier typographique, moteurs, atelier mécanique du 19éme, modèles réduits, four à pain, … Cette collection permet de comprendre l'évolution des techniques, de l'histoire sociale où encore la conquête de l'énergie.

Ce musée vivant associatif est implanté dans un ancien moulin, dont les traces remontent au 12° siècle, et dans une ancienne friche industrielle d'architecture 19 et 20° siècle.


Fin du périple avec l'usine Fromage

Nous voila déjà devant l'ancienne usine Fromage, où cet industriel produisait un tissu élastique pour fabriquer des bretelles, et qui aujourd'hui, abrite l'École d'Architecture de Normandie ainsi qu'une annexe des archives départementales de Seine-Maritime.

La construction commence dès 1875 avec l’aile gauche et se terminera en 1880. Cette usine fonctionne à la vapeur, d'où la présence d'une cheminée. Le bâtiment mesure 162 mètres de long, 24 mètres de large et 16 mètres de hauteur. L’usine s'organise autour de trois étages carrés en brique rouge couverts d’ardoise, qui constitue le corps central, duquel viennent se greffer deux ailes qui longent le Robec.

Elle est édifiée sur un terrain de 2,5 ha acquis en 1867, ancien corps de ferme dite « Croix d’Alouette ». Sur ce terrain sont édifiés l'usine5, la maison du directeur6 et le reste compose un parc. (source Wikipédia et Blog-de-daniel)

C'est ici, à cheval entre Rouen et Darnetal que nous arrêtons notre périple, la suite de la remontée du Robec fera l'objet d'un autre article très bientôt. 


Le retour et l'église Saint-Hilaire

La route du retour, déjà.... L'occasion de découvrir quelques petits chemins qui s'aventurent entre les rivières ou dans des zones plus boisées. L'occasion aussi de profiter du coté sauvage de ces secteurs, et si vous avez fait la balade avec vos enfants et qu'ils ne sont toujours pas épuisés, pas de problème, un superbe complexe sportif est la pour eux, dans cadre vraiment agréable, et ce à deux pas du centre ville à nouveau. A noté pour les basketteurs des terrains couverts, c'est plutôt rare donc.. et pour les flâneurs qui accompagnent, une vue vraiment sympa sur la vallée, avec en ligne de mire l'Eglise Saint-hilaire dont voici l'histoire:

Au XVIe siècle, il existe une paroisse, située à l'extérieur de la ville. L'église est ruinée en 1562 par les calvinistes et reconstruite en 1605. L'église est fermée en 1793 puis rendue au culte en 1802, mais l'église est devenue trop petite, à la suite de l'urbanisation du quartier, favorisé par le développement des moyens de communication entre Rouen et Darnétal. L'église est d'abord agrandie en 1837, avant que l'on décide de sa destruction et reconstruction totale. Ainsi l'édifice est reconstruit entre 1875 et 1878, sur les plans de l'architecte Pierre Sauvageot, dans un style néo-roman. La première pierre est posée par le cardinal de Bonnechose le 27 avril 1875. La consécration de la nouvelle église a lieu en janvier 1878. Elle est prévue pour accueillir près de 1600 fidèles. 
Les vitraux de l'église ont été réalisés par les ateliers de Pierre Boulanger, l'autel majeur en cuivre fondu sur âme de bois vient quant à lui de l'atelier Faguet à Paris. Un orgue réalisé en 1879 par l'atelier Hubert-Krischer prend place aussi dans la tribune de la nef.
(source: patrimoine-religieux.fr). 

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